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jeudi 7 mars 2019

Z, le roman de Zelda, T. A. Fowler (Pocket)

Z, le roman de Zelda, T. A. Fowler 
(Pocket)



Je suis tombée dans les années folles un peu par hasard. 

Au fil des allusions à l'amour fou de Zelda et F.S. Fitzgerald, je me suis prise de curiosité pour ces deux là. 
Moi qui n'avait jamais lu aucun Fitzgerald, j'ai posé un regard tout neuf sur leur histoire. Et tout particulièrement sur Zelda, cette femme à l'histoire si troublante. 
Et quoi de mieux que de découvrir leur vie grâce à un roman? Alors, évidemment, il faut en prendre et en laisser, car une part est romancée. Mais les faits importants sont là, sous mes yeux, et se déroulent en me ravissent par leur intensité.

Le roman de Zelda, c'est l'histoire d'un amour passionnée, d'une ambition démesurée, d'une femme soumise, d'un amour révolté.
Zelda, c'est une femme forte dans un monde en pleine mutation. Une femme qui se découvre épouse, mère, mais qui cherche désespérement à être autre chose. Un peu plus que ça. Une femme qui s'amuse, une femme qui se montre au coeur d'une société démesurée d'ambition, une femme qui cherche sa place, une femme artiste, une femme écrivain...

Zelda, c'est la force de l'amour, c'est la force de la vie, c'est un coeur perdu dans un tourbillon d'émotions. 

"-Tu feras en sorte que cela en vaille la peine, n'est-ce pas?
 -Et plus encore."

Ces deux-là s'aiment. Ces deux-là se déchirent, noyés dans les ambitions d'un écrivain toujours en quête de reconnaissance. Noyés dans un monde de fêtes, de voyages et de folies...

Zelda et Francis Scott Fitzgerald est un couple emblématique. 
Et je ne les découvre que maintenant... 
J'ai tellement de lectures à rattraper!


samedi 4 août 2018

Le gang des rêves -L. Di Fulvio (Pocket)

Le gang des rêves -L. Di Fulvio (Pocket)


J'ai commencé ce livre il y a un an. Puis, devant la taille de ce pavé, j'ai rebroussé chemin. J'ai fermé le livre, le laissant sur mon étagère histoire de le laisser dans mon champs de vision pour pouvoir baver tout à loisir. Et je suis passée à autre chose. Vive ma vie de libraire spécialisée qui se sent trop mal de lire juste pour le plaisir. Bref.

Cet été, je me suis dis: STOP! Tu baves tellement devant ce bouquin qu'il finit par y avoir une flaque énorme juste devant. Je me suis mis un bon coup de pied aux fesses, et je m'y suis replongée (depuis le début pour ne rien gâcher).

Rahhhh!
Je le savais, j'ai adoré...
Moi, grande amatrice des Etats-Unis des années 20 à 60, je me suis régalée. 
Je me suis régalée devant l'ambiance, l'époque, les quartiers, le show-business, la misère heureuse. 
Je me suis régalée devant les personnages, touchants, plein d'espoir, de rêves, de folie simple. 
Je me suis régalée devant l'amour sans fin, la passion intacte, l'art différent d'aimer. 
Je me suis régalée devant cette saga familiale tellement forte, tellement triste, qui m'a pourtant fait rire grâce à l'audace de certain personnages.


Aucun temps mort malgré la taille (presque 1000 pages) de cet énorme pavé. Je l'ai dévoré avec autant d'avidité qu'une tablette au chocolat, n'ayant jamais envie de m'arrêter. 
Ce bouquin, je l'ai trimbalé partout; au boulot, aux toilettes, dans le jardin, sur la route... Je ne voulais le lâcher sans aucun prétexte. Une addiction comme je les aime!

Le Gang des rêves, c'est un roman d'amour, une ode à la vie, un espoir fou... une sacrée histoire que l'auteur nous raconte là.



jeudi 21 septembre 2017

Maybe Someday (C. Hoover)

Maybe Someday (C. Hoover)

J'aime lire tous les genres. 

Aussi, quand une panne de lecture survient, je me dirige toujours vers un roman agréable à lire, romance tendre, histoire de vies touchantes. 

Aussi, j'ai beaucoup apprécié Maybe Someday. Déjà, parce que ce livre a fait disparaître mon blocage de ces derniers temps. Il s'agit là d'une romance touchante, de celles qui évoluent lentement, qui prennent leur temps de naître et de s'explorer. 

Ensuite, parce que les dialogues des personnages sont justes top! Bourrés d'humour, de sensibilité... Je crois que c'est ce que j'ai préféré! 
L'écriture de Colleen Hoover est précise et concise, et apporte aux dialogues une justesse et du caractère qui m'ont fait beaucoup rire. On y ressent bien le cynisme des personnages, leur humour noir que j'ai tant adoré.

Enfin, la musique que l'on peut écouter en parallèle de notre lecture est magnifique. D'ailleurs, tout ce roman est sur fond de musique. Les sentiments sont portés par elle. Les paroles des chansons sont indispensables à l'intrigue et donne cette petite touche de sensibilité qui ont rendu ma lecture émouvante.

Je regrette simplement le chapitre final, qui pour moi est en trop. Un peu comme un truc en plus pour satisfaire une demande générale... Pas indispensable, quoi... Mais à vous de vous faire votre opinion! 

mardi 19 septembre 2017

Journal d'un vieux dégueulasse (C. Bukowski)

Journal d'un vieux dégueulasse (C. Bukowski)

J'aime les livres qui sortent des sentiers battus. J'aime me piquer le cul dans les ronces. J'aime errer, gambader, patauger dans la bouillasse. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que Bukowski m'a donné ce que je voulais.


Parce que dans Journal d'un vieux dégueulasse, tout est abjectement bon. C'est juteux, c'est dégueulasse, ça dégouline de partout (et pas de bons sentiments).

À coup de grotesque, Bukowski nous emporte dans une suite de très courts récits, petite histoires vulgaires et terriblement cyniques. Je me suis bien marré, et j'ai refermé le bouquin en me disant : « j'en veux encore ! ».

Bon, il faut dire que c'est tellement court (mais si bon !), que je ne pouvais qu'en redemander.

En même temps, c'est le genre de livre dont tu ne ressors pas vraiment indemne (quand tu parviens à aller au-delà du caractère vulgaire de la chose, évidemment).

Parce que Bukowski nous renvoie en permanence à notre condition débile, à l'animal qui sommeille (ou pas) en chacun de nous. La virulence de son écriture m'a énormément plu, tout comme cette volonté de transmettre la vie dans sa pure trivialité.

Bukowski, c'est du puissant, du sacré. Faut pas toucher (mais on a le droit de le lire, le relire et le re-relire, cela va de soi). 

vendredi 15 septembre 2017

Sur la route (J. Kerouac)

Sur la route (J. Kerouac)


Une vraie révélation ce bouquin. Un énorme coup de coeur.


Et pourtant, on ne peut pas dire qu'il s'y passe grand-chose. J'aurais pu me lasser de ces descriptions de grandes étendues, de ces paysages naturels qui s'enchainent…

Et bien, pas du tout… Je ne sais pas pourquoi, mais Kerouac a su me toucher. C'est le genre de bouquin qu'on repose et qu'on n'oublie jamais vraiment, parce qu'il vous apporte beaucoup. Il vous fait avancer. Il vous fait réfléchir surtout. À la vie. Au sens qu'on lui donne. C'est le genre de bouquin qu'on a envie de lire, de relire, s'en délecter, jusqu'à le connaître par coeur, sur le bout des doigts.

Dans son roman, Kerouac aborde des thèmes qui me touchent beaucoup. La routine qui s'installe et qui détruit l'homme, le bonheur après lequel on court sans cesse, les voyages, la nature, la poésie… 

Ses personnages sont tous passionnés. Ils ont ce brin de folie qui explose et qui rend leur existence exaltante. J'ai particulièrement apprécié Dean Moriarty et Carlo Marx. Ils ont soif de courir, de danser, de faire l'amour, d'exister… Tout ça dans une Amérique qui les étouffe, et qui les fait crever à petit feu. 

C'est la vie que nous dépeint Kerouac, la vraie, celle qui fait vibrer et qui s'éteint peu à peu.

Sur la route offre une véritable bouffée d'air frais. Mais c'est aussi un livre qui vous file une sacrée claque dans la gueule. 
Bah oui, mon p'tit gars. Si tu crois qu'il suffit de prendre ton sac à dos, de mettre tes pompes décharnées, et de te barrer aux quatre coins de l'Amérique avec le pouce levé pour respirer, tu t'es sacrément trompé. La vie, c'est bien plus compliqué. Surtout aujourd'hui... 

mardi 5 septembre 2017

Rentrée littéraire 2017: Une histoire des loups (E. Fridlund)

Une histoire des loups (E. Fridlund)
Parution le 17 août 2017



J'ai entendu tellement de bien sur ce roman des éditions Gallmeister que je me suis presque jetée dessus.

Je sors de ma lecture un peu réservée. Le contexte de ce roman est magnifique; deux habitations perdue en pleine forêt. Un "nature writing" digne des éditions Gallmeister.

Et pourtant, j'ai refermé ce livre avec un sentiment d'inabouti.
J'ai passé presque 100 pages à me demander pourquoi je m'ennuyais autant alors que ça avait si bien commencer, comment je pouvais trouver un livre avec autant de critiques positives aussi chaotique dans l'écriture.

Ma lecture, je l'ai trouvée inégale, autant dans l'histoire que dans l'écriture. Parfois, j'avais une envie folle de jeter le bouquin à travers la pièce pour ces moments d'ennuis, et de l'étreindre puissamment lorsque je retrouvais l'intensité de l'écriture du début.

Et pourtant, le sujet est grave. Le sujet est touchant. Le sujet est épouvantable! J'ai pensé par moment au superbe roman de David Vann, Sukwann Island... Le roman de toute ma vie... C'est dire comme ça aurait pu être une belle histoire avec E. Fridlund...

Bref, je termine ma lecture avec déception, déconcerté par un sujet déroutant mais pas toujours bien traité, et qui m'a laissé une sensation de malaise.

Une écriture qui se cherche encore, mais qui je l'espère, promettra de beaux romans à venir.

dimanche 3 septembre 2017

Rentrée littéraire 2017 - Nulle part sur la terre (M. Farris Smith)

Nulle part sur la terre (M. Farris Smith)
Parution le 24 août 2017


Nulle part sur la terre, un roman noir qui porte parfaitement bien son titre. 
Car ce livre porte sur les égarés de la société. Ceux qui n'y trouvent pas leur place. Ceux qui sortent de prison. Ceux qui traînent leurs gosses le long des routes dans l'espoir d'un lieu meilleur. 

J'ai particulièrement apprécié l'ambiance de ce roman. Sombre, une atmosphère pesante, presque sans espoir pour les protagonistes. 
L'écriture est fluide et permet de se projeter très facilement dans cette Amérique profonde, sur ces routes presque désertes à la fois hostiles et faibles sources d'espoir.

On est ballotté sur la route comme les personnages auxquels on s’agrippe avec l'espoir qu'ils arrivent enfin à s'en sortir, à trouver un endroit où poser leurs valises sans crainte, à trouver du soutien chez l'être humain.

Ce roman, c'est celui de l'erreur, de la culpabilité, de la solitude et de la fuite. C'est aussi celui de l'amour inconditionnel, de l'espoir, de la bienveillance et du courage. 

Un roman fort.

jeudi 27 juillet 2017

S'accrocher aux étoiles (K. Khan)


S'accrocher aux étoiles (K. Khan)


Je m'octroie une petite pause en plein milieu du marathon de la rentrée littéraire pour vous parler de ce petit roman paru en juin chez Super 8 éditions (que je vénère!)




Plein de douceur, ce roman de science fiction raconte l'histoire d'amour impossible de deux jeunes gens dans une société utopiste. Une trame classique me direz-vous?

Et pourtant, cette dystopie nous présente de façon très réaliste la vie de couple telle qu'elle est. Pas d'effusions de grands sentiments, juste du vrai. 
De la difficulté à concilier amour et carrière professionnelle, à la conscience de porter un enfant, ce roman évoque l'amour et sa place dans la société

C'est touchant, joliment écrit, et ça m'a fait pleuré comme une gamine trois fois (oui, trois fois!).

J'ai beaucoup aimé! (Et regardez moi cette couverture!!!)